LE LIVRE

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vendredi 9 mai 2014

Le miracle que nous ne voyons pas…

Je pense toujours que le miracle est mal défini, du moins mal perçu…

Le miracle a toujours été associé à l’instantanéité, à l’immédiateté. Pour justifier du miracle, il faudra qu’on le voie à l’instant présent.

Cela permet à des églises réveillées de faire des scènes pour démontrer leur lien privilégié avec Dieu, afin de booster des conversions, seulement des conversions à leurs chapelles…

Ces églises réveillées cherchent à se confondre avec le miracle qu’a vendu il y a quelques années l’église catholique pour booster les conversions à leurs chapelles aussi…

Je me rappelle bien tout jeune quand j’allais au culte du Dimanche pour enfants. Lors de la sortie du culte, on trouvait à même étalé sur le sol des livres bibliques pour enfants. De la première page à la dernière page, on ne voyait qu’illustrés les miracles de Jésus…

Les miracles…. c’est ce que tout le monde cherche. Le miracle. Chacun veut que sa vie soit transformé en un seul instant, qu’un de coup de baguette peut-être magique, que sa situation change.

On a bien oublié que Jésus lui-même disait, après les miracles, “Ta foi t’a sauvé”. Cela pour rappeler juste que le miracle est affaire personnelle.

Tout le monde l’a oublié. Même les églises. Mais Dieu ne l’a pas oublié.

Le miracle est toujours affaire personnelle. Celui qui, du fond de sa chambre, monte un business plan sur papier et cela devient une entreprise de 50, 100, 200 voire plus d’employés, ça c’est du miracle. Construire une famille, c’est du miracle. Construire une usine, c’est du miracle.

Pour celui qui n’a pas encore vécu cela de l’intérieur, il ne pourra peser pas bien ce mot tant bafoué.

Réaliser un rêve, c’est du miracle.

Revisiter le miracle est important pour notre société en perte de repères, où des apprentis pasteurs n’ont pour seul produit que le miracle pour s’enrichir et mettre des foules sous leur joug.

mardi 31 décembre 2013

Alors pour 2014, tu vises quoi?

 

2013 aura été une année riche… J’ai pu quitter un job qui me faisait grincer les dents à chaque lever du soleil, me demandant pourquoi celui là a osé se lever aussi tôt. Laissons le français poli de côté, c’était un job casse-couilles. Je ne peux pas me plaindre de mon job actuel même s’il y a toujours des motifs à se plaindre. Ce n’est pas important au regard de l’objectif visé qui est la constitution d’un matelas de sécurité pour mes “grandes réalisations”, en route pour mon émergence… pas en 2035 comme notre Cher Président.

Je dois dire que je vise la consolidation des acquis actuels et surtout l’impulsion d’autres initiatives, notamment :

- Le renforcement des finances avec l’ouverture d’autres brèches. Pour le moment, je compte publier mon premier ebook sur Amazon début Mars 2014. D’autres initiatives sont en cours mais suspendues jusqu’à la publication de cet ebook. Je compte à travers cette publication manifester ma victoire sur la procrastination… Nous combattons tous les jours et je suis toujours étonné qu’il a la plupart du temps le dessus sur moi… En réalité, atteindre cet objectif exige une forte concentration, là mon attention est partagée entre plusieurs pôles.

- L’achat d’un Mac Book pro avec écran retina… Cela me taraude l’esprit. Rien qu’à voir les caractéristiques de ce bijou, je me demande comment on ne peut pas être productif avec… A défaut, je jetterai bien mon dévolu sur un iMac.

- L’engagement des procédures pour l’inscription à une formation de management dans l’une des cinq grandes écoles affiliées à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris…Un futur entrepreneur doit avoir de solides bases et être doté d’un réseau. Cet objectif a plusieurs sous objectifs : tests de langue à passer, passeport à obtenir, inscription à CampusFrance, …etc.

- Et pour finir, cerise sur le gâteau, j’ose espérer qu’enfin, je terminerai cette année dans les bras de ma dulcinée. C’est terrible de vivre autant de choses ensemble et subir le couperet de la distance. Néanmoins, je reste confiant qu’au mois de Décembre 2014, nous allons écrire ensemble un billet identique à celui-ci, mais pour 2015.

Vous vous doutiez que je sois un magicien? J’ai une année pour vous en apportez confirmation.

Bonnes fêtes et heureuse année à tous.

lundi 30 décembre 2013

Combien de voies va tu sacrifier?

 

Il arrive parfois qu’on se sente profondément concerné en lisant un livre, un article ou un post. Concerné par l’impression que l’auteur a choisi les mots justes pour traduire ce qui ressemblait à une brume dans le cerveau. C’est ce que j’ai ressenti en lisant un post de Ryan Holiday sur son blog : “How Dropping Out Of College Can Save Your Life”. La citation au début de l’article est bien choisi :

“One has to kill a few of one’s natural selves to let the rest grow — a very painful slaughter of innocents.” – Henry Sidwick.

Et l’introduction annonce la couleur :

You, the ambitious young person, how many of your natural selves have you identified yet? How many of them are suffocating? Are you prepared for the collateral damage that’s going to come along with letting the best version of you out?

En clair, combien de chemins a-tu sacrifiés pour avancer dans le chemin où tu es actuellement? combien de voies ont été sacrifiées pour suivre la voie actuelle? L’ambition multiplie les voies mais le choix oblige à être sélectif.

Because the future belongs to those who have the guts to pull the trigger.

Et oui! le futur appartient à ceux qui “tuent” une partie d’eux car nos ambitions font partie de nous, elles nous animent, nous poussent à l’action.

D’ailleurs, l’auteur affirme avoir quitté les études alors qu’il était brillant, quitter son poste de Directeur marketing dans une grande entreprise…et actuellement, il est auteur à succès et à l’abri du besoin, ayant plus de temps libre. Je préfère passer sur les détails que tout le monde peut lire dans le post.

En quoi ce post me concerne? Je dois commencer par dire que ce post traduit la prise de risques : on est amené parfois à prendre des risques pour avancer. Bien sûr, c’est toujours une décision difficile. C’est comme les dessins animés qu’on voyait tout jeune où le personnage principal, étant dans une pyramide à la recherche d’un trésor, ouvre une porte où se trouvent des scorpions, la referme et ouvre une autre porte croyant trouver le fameux trésor mais y trouve des cobras. Jusqu’à ce qu’il trouve à la fin le trésor.

Cette image traduit la prise de risques : en fermant une porte, on ne sait pas ce qui nous attend derrière la prochaine porte. Cela peut être plus pire. Certains préfèrent rester devant la première porte de scorpions, d’autres essayent deux, voire trois portes mais s’arrêtent, fatigués des sueurs froides et des épreuves difficiles traversées. Et pour finir, certains ne baissent pas les bras et finissent par trouver le trésor.

Dans la société camerounaise actuelle, la prise de risques n’a pas sa place. La voie est classique : étudier – trouver un emploi – fonder une famille. Il est clair que les conditions économiques actuelles entrainent une dérivation par rapport à cette voie mais il n’empêche qu’elle reste toujours un idéal dans l’imaginaire collectif. Cette voie n’empêche pas de prendre des risques mais un élément important est oublié dans l’analyse : des pseudo-gendarmes sont postés à chaque étape de cette voie.

Quand on étudie, il y a les parents qui vous empêchent de prendre le risque de quitter vos études. Bien sûr qu’il y a d’autres gendarmes comme les amis, les enseignants, ou le prêtre si vous êtes chrétien par exemple. Mais ceux là, vous pouvez les fuir ou les éviter, pas vos parents. C’est pour cela que je m’en tiens aux gendarmes principaux. D’ailleurs, pour ceux qui connaissent l’histoire personnelle des joueurs actuels de l’équipe nationale, beaucoup ont dû affronter les reproches de leurs parents, voire être exclus du domicile familial pour non respect des consignes. Et aujourd’hui, ils sont adulés et bénis par les mêmes parents.

Quand trouve un emploi, le système de solidarité à l’africaine vous empêche de prendre des risques : vous soutenez vos parents, frères et sœurs, oncles, tantes, neveux, cousins,..etc. Rempart contre le désespoir, comment quitter l’emploi actuel alors que tout le monde compte sur vous. C’est vrai qu’on peut trouver des motifs de condamnation de cette pratique au niveau individuel car il empêche l’accumulation nécessaire pour avoir la masse critique qui permet de soutenir sans s’étouffer. Mais collectivement, elle nous épargne de beaucoup de maux sociaux : moins de SDF, de suicides, de morts de faim,…. qu’on peut trouver comparativement dans un pays avec un taux de chômage élevé, une distribution très inégale des richesses, une classe moyenne en voie de disparition et une déficience d’infrastructure.

Une fois la famille fondée, le modèle de famille à l’africaine est difficilement conciliable avec la prise de risques. C’est un scandale une fois marié à une femme de ne pas faire d’enfant l’année qui suit vos noces. Et encore, il faudra en faire au moins quatre à cinq pour être doté des attributs de vrai homme. Avec cinq bouches à nourrir, la votre et celle de votre femme, prendre des risques peut tourner à une descente pure et simple aux enfers. J’ajoute la femme car dans le marché de l’emploi actuel au Cameroun, les femmes décrochent moins d’emploi que d’hommes et même quand elles décrochent, le salaire n’est pas le plus souvent équivalent à compétence égale.

Pour revenir au thème principal de ce billet, qu’ai je sacrifié pour la voie actuelle :

- J’ai arrêté mes études de DEA, ce qui est actuellement nommé Master Recherche II dans le système LMD,

- J’ai quitté mon emploi d’auditeur dans un établissement de microfinance,

- J’ai quitté mon emploi de responsable logistique dans une entreprise de location automobile, emploi garanti pour intégrer une équipe projet pour le même poste, certes plus rémunéré que le précédent mais défini suivant le projet (6 à 7 mois).

Et après ce poste, je compte redorer la casquette d’auteur ou de responsable logistique dans une autre entreprise, casquettes que je vais sacrifier. Alors certains me diront qu’on ne sacrifie pas pour sacrifier : quel est le trésor visé? C’est simple : je sens en moi l’âme d’un entrepreneur, pas d’un gestionnaire. Et je suis ces voies de sacrifices pour me donner plus de moyens de l’atteindre. Rappelez-vous la citation de début d’Henri Sidwick :

“One has to kill a few of one’s natural selves to let the rest grow — a very painful slaughter of innocents.”  

“Let the rest grow” : Pour que ma passion d’entrepreneur se réalise, je dois passer par ces sacrifices. Cela m’a été plus facile et m’est plus facile par le concours actuel de circonstances qui fait que j’ai moins de contraintes de la part des gendarmes cités plus haut.

Pour terminer, je dois apporter certaines précisions :

- Pour prendre des risques, il faut savoir où on va et ce qu’on veut vraiment : ça doit brûler de l’intérieur. Sinon, les épreuves difficiles qui ne manquent pas peuvent amener le découragement. Et pousser à l’abîme. A chacun de voir ce qui peut être associé au terme ‘abîme”.

- Il est plus intelligent de se doter d’un matelas de sécurité avant de prendre des risques : une bonne épargne pour couvrir les besoins essentiels pendant une période déterminée. La réflexion et l’action me semblent plus productives quand on est à l’abri de besoins essentiels comme manger, dormir ou se vêtir.

- Les fameux gendarmes (parents, solidarité, famille) n’ont pas toujours une dimension contraignante ou négative, parfois ils nous motivent, disciplinent ou nous offrent des possibilités, élargissent nos horizons : les parents peuvent nous discipliner si nous confondons la paresse intellectuelle avec la volonté de quitter les études, la solidarité ou la famille peuvent nous motiver à chercher plus, voire à élargir nos horizons. En chassant pour soi, on se contente de la pintade ou du hérisson qui traverse la clairière, en chassant pour soi et les autres, on va plus loin et on trouve des biches et de grosses antilopes. De même, la solidarité n’est pas toujours à un seul sens : ceux que nous soutenons financièrement nous soutiennent aussi, moralement ou spirituellement…

A méditer avant de quitter son prochain job.

lundi 11 novembre 2013

30 mois après le dernier billet…

 

Il y a de cela 30 mois environ, soit exactement 2 ans et 6 mois, je publiais un billet sur un recentrage de mes activités autour de quelques blogs, puis le vide. Aucune note n’a depuis été publiée sur aucun des blogs que j’administrais.

Il se trouve qu’il est souvent bien difficile de plonger dans l’écriture sans trouver l’équilibre financier permettant d’assurer les besoins de base si bien illustrés par la pyramide de Maslow : se nourrir, se vêtir et s’abriter. Certains y parviennent. Tant mieux pour la postérité car si on attendait toutes les conditions idéales pour écrire, les librairies seraient bien vides. Pour ma part, l’écriture est une activité, une activité qui demande du temps, et qui a un coût, fut-il non financier. un coût que je n’étais pas prêt à supporter dans la situation où je me trouvais.

Pour faire un résumé de la situation, j’étais :

- sans emploi, donc sans revenus substantiels malgré le secteur informel et les réseaux de solidarité si propres à l’Afrique qui vous évitent de plonger dans le désespoir le plus total,

- sans perspectives fiables : pas de références sur le CV, pas de stages, pas de cursus académiques dans un établissement de référence…conséquemment aucune expérience professionnelle. Cela n’augure rien de bon à vos demandes d’emploi, qui finissent toujours sans suite. Vous en arrivez à un état où vous ressentez une profonde joie teintée d’excitation quand vous recevez un coup de fil pour un entretien d’embauche, même s’il est sans suite…

C’est plongé dans cette situation que le calcul a été rapidement fait : il me fallait trouver un emploi stable, fût-il sur un domaine qui ne me passionnait point, et ensuite administrer des blogs sur des sujets qui me passionnaient pour “entretenir” le savoir, plus trivialement, être à jour, en attendant des lendemains meilleurs.

C’est ainsi que j’opte, circonstance et opportunisme obligent, pour un concours de la BEAC lancé en Septembre 2011, pour le recrutement d’agents d’encadrement supérieur. Une préparation de près de six (06) mois s’en suivra… car le concours annoncé en Août pour Septembre 2011 sera repoussé en Janvier 2012 pour la partie écrite. A la suite, j’obtiens l’admissibilité pour passer l’oral, quatre (4) mois sont passés depuis avant les résultats. L’oral se passe en Mai 2012, très confiant et rassuré par les rêves sur mon prochain statut… J’appréciai à sa juste valeur le terme “d’ascenseur social” car il collait bien à ma situation si je réussissais…car la norme est “l’escalier social” : il faut mouiller le maillot pour “gagner sa vie” comme on dit chez nous, en priant pour préserver ses valeurs.

Malgré toute l’assurance, l’issue ne fût pas heureuse, un véritable psychodrame. J’avais bien construit un château de cartes. Fort heureusement, près de trois années difficiles sans emploi jalonnées par l’emploi permanent du “système D” pour vivre m’avaient dotées d’une forte capacité de résilience psychologique. C’est ce qui me permettra de me relever. Et d’opter à la suite pour un stage professionnel dans une entreprise de location automobile. Ce stage devait se faire en trois (3) mois mais je vais passer près de douze (12) mois dans cette entreprise. Entreprise que je vais quitter pour aller dans une autre entreprise où j’y suis actuellement, intégrée dans un projet. Dans les deux, mes tâches bien que diverses recoupent beaucoup plus la fonction de responsable logistique. C’est la raison pour laquelle je m’évertuerais, dans le prochain billet, à mettre en exergue la différence de tâches pour une même fonction, celle de responsable logistique, dans le contexte de ces deux entreprises.

Je tiens à préciser que cette reprise de publication de billets dans mes blogs marquent le lancement de plusieurs projets personnels :

- l’affinement et la mise en place du blog sur les différents textes réglementaires glanés sur internet, OpenCamer, avec une seule valeur ajoutée : la catégorisation des textes. Je reviendrai dans un autre post sur la démarche adoptée.

-   un projet d’écriture d’un livre sur l’économie de la défense… la documentation collectée est volumineuse et me demandera assez de temps pour le traitement mais deux actions sont d’ores et déjà envisagée : la mise en place d’un blog pour les drafts et l’établissement d’une deadline qui est de trois (3) mois. Normalement, mon premier draft final devrait être disponible début Janvier 2014.

- un projet d’écriture d’un livre sur le service design… un thème fort négligé par la blogosphère francophone. Là dessus, la documentation est disponible et j’envisage me lancer dans l’écriture du livre juste à la suite du livre sur l’économie de la Défense. Bien entendu, ici aussi, une deadline de trois (3) mois aussi a été définie. Le livre devra être disponible début Avril 2014. Les drafts aussi seront adossés à un blog. Aussi, je l’ai nommé “blog expérimental” car j’y attache beaucoup d’importance. Sa réussite pourra me permettre d’endosser la fonction de “Service Designer” qui essaime déjà dans la blogosphère anglophone.

Bien évidemment, ce ne sont pas les projets qui manquent : renforcement de capacités en informatique (indispensables pour exister professionnellement au 21ème siècle) à travers l’écriture d’une application de comptabilité, le suivi du mouvement des Big Data, une réflexion sur la politique industrielle de mon pays le Cameroun… ainsi que d’autres projets plus personnels comme le passage du GRE (Graduate Record Examination) ou encore l’obtention d’un permis de conduire…etc.

Mais, pour éviter la procrastination, sujet qui m’a amené à visiter et lire des centaines de livres et blogs, je préfère planifier et établir des deadlines comme définis plus haut. Comme je l’ai lu dans un blog dont je ne me souviens plus, peut-être celui de James Clear que j’apprécie particulièrement, les adeptes du perfectionnisme qui attendent que tout soit réunit, que tout soit à leur disposition, bref les conditions parfaites et les ressources totales, meurent sans poser aucune action. Non pas que le perfectionnisme soit une mauvaise chose mais il est difficile de l’atteindre du premier coup, sans feedback. D’ailleurs, je ne manquerai de reprendre et commenter plusieurs posts de ces blogs qui ont nourri des réflexions personnelles.

Le prochain billet retracera le retour d’expérience dans la fonction de responsable logistique que j’ai exercé. Bien naturellement, ce blog archivera aussi toutes les publications des autres blogs avec des thématiques précises : Economie de la Défense, Big Data, Lectures, Politique Industrielle, Service Science, Développement Personnel, Comptabilité/Informatique et pour finir Méditations Personnelles.

Vivement que les billets soient réguliers, en espérant ne plus publier un billet au titre similaire au présent billet.