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jeudi 5 juin 2014

Comment fuir le perfectionnisme?

On le sait, le perfectionnisme est un frein à l’action… Les raisons ne manquent pas :

  • on attend le bon moment pour se lancer,
  • on attend les moyens adéquats pour se lancer,
  • on attend la méthode révolutionnaire pour agir,
  • on attend…

Il y a toujours une raison pour attendre.

Mais aucune œuvre n’est parfaite pour attendre mais le problème est qu’on ne sait jamais quand s’arrêter… Tout le monde a le souci de bien faire, de donner le meilleur de soi, d’offrir au monde le maximum. Ce souci peut mener à une bouche sans fin où on chercher toujours à corriger les petits détails : ce qui amène un projet à s’éterniser et à mourir à l’état embryonnaire.

Quelle solution apporter à cet état?

Un billet posté par LifeHacker apporte la solution : “Filmmaker Miyazaki on Escaping Perfectionism: Start Your Next Project”.

Comme le propose le réalisateur Hayao Miyazaki, pour éviter le tunnel du perfectionnisme sans fin, ayez toujours en tête le prochain projet avant de commencer un projet. En clair, dès que vous commencez un projet, vous devez garder le prochain en tête. Cela vous motivera à trouver un équilibre pour mettre fin à un moment donné au projet actuel et commencer l’autre. C’est un conseil judicieux puisqu’il le sait par expérience, étant un réalisateur célèbre. Voilà ce qu’il dit :

Making films is all about–as soon as you're finished–continually regretting what you've done. When we look at films we've made, all we can see are the flaws; we can't even watch them in a normal way. I never feel like watching my own films again. So unless I start working on a new one, I'll never be free from the curse of the last one. I'm serious. Unless I start working on the next film, the last one will be a drag on me for another two or three years.

A méditer.

Le lien de l’article : “Filmmaker Miyazaki on Escaping Perfectionism: Start Your Next Project

vendredi 17 janvier 2014

Si je ne devais qu’en retenir une, des règles de vie.

 

La vie de l’homme est faite de diverses expériences, certaines heureuses, d’autres malheureuses. Malgré cette diversité d’expériences, des “patterns” ou tendances existent toujours. On a parfois l’impression, devant une situation qui se présente à nous, qu’on est en face d’un remake, que la forme a peut-être changée, mais le fond est toujours le même.

C’est de cela que des hommes qui nous ont précédé ont tiré de leurs expériences pour établir des règles de vie, ou principes… On peut appeler cela comme on veut. Ces règles sont censées nous permettre d’éviter des expériences malheureuses, ou du moins d’atténuer leur choc par l’anticipation.

C’est vrai que peu de gens suivent ces règles car c’est toujours mieux de constater les choses soi-même mais on est toujours enclins, une fois que le constat a été fait, de tirer des conclusions et de se transformer en donneur de leçons. Le seul problème est que ces règles s’appuient sur une démarche inductive, ceux qui ont quelques notions de logique en ont une idée. L’induction est la démarche de raisonnement qui tire une conclusion (ou loi générale) à partir de l’accumulation de cas particuliers. Il arrive qu’un cas particulier ne cadre pas avec la loi générale… Pour être concret, supposons que vos parents, ayant plus d’expérience de vie que vous, vous donne le conseil suivant : “Mon fils (ou Ma fille), ne fais jamais confiance à ta femme (ou à ton mari), sois toujours prudent car elle (ou il) a un passé que tu ne connais pas”… Vous avalez le conseil et vous en faites une règle de vie, sans demander si votre parent a vécu la même chose dans le couple qui vous avez vu naitre. Vous l’appliquez mais un jour, vous croisez un ami qui fait le contraire, qui fait confiance à sa femme et a une vie plus qu’heureuse, la complicité profonde de son couple déteint sur l’ensemble de sa famille, la joie y porte bien son nom. Et à la vue de cela, vous vous mettez à réfléchir. Vos parents ont surement tiré leurs conclusions en observant des centaines de couples… mais vous en avez vu un seul qui met à mal votre conviction. C’est pour cela que les règles de vie seront toujours peu suivies, néanmoins elles ont une importance psychologique intéressante car c’est toujours mieux d’avoir une situation dans l’espace des possibles, que rien du tout. On vit mieux l’expérience quand c’est ainsi.

Donc si quelqu’un vous dit que vous êtes idiot parce qu’une femme vous a manipulé et que PLATON  ou je ne sais quel ancêtre de la philosophie avait écrit que les femmes sont des manipulatrices, dites-lui poliment d’aller se faire foutre, qu’il ouvrira bien la bouche un jour devant une femme… Dans tous les cas, on a déjà écrit des tonnes sur les femmes mais personne n’a fuit les femmes. Bon, peut-être l’exemple est mal choisi mais je voulais juste donner un aperçu de la difficulté de suivre ces règles de vie. On a beau dire que le piment brûle la langue, on en parle doctement quand on l’a déjà mis sur la langue. Cela sonnait creux avant qu’on ne mettre le piment sur la langue.

Pourquoi tout ce baratin depuis le début de ce post? C’est parce que j’ai lu un post du blog de Ryan Holiday, “25 Rules For Living From A (Semi-) Successful 26-Year-Old”, 25 règles pour vivre ses 26 ans dans le succès. Je dois dire que j’aurais bien aimé être un auteur à succès comme lui. Mon objectif sera d’écouler au moins 3 000 exemplaires de mon ebook du blog Economie de la défense qui sortira probablement à la fin du premier trimestre 2014.

Pour ce post de Ryan Holiday, on voit bien à l’introduction qu’il est fait référence, peut-être sans savoir que cela a été bien étudié en logique avec ses points forts et ses limites, à la démarche inductive que j’ai relevé plus haut. C’est  à l’œuvre dans les conseils…

I don’t recall many situations where my father took the opportunity to use a particular instance to give me general advice. Which of course, is the best way to learn about the world.

Et à la suite, ces 25 règles sont égrenées. Si je ne devais qu’en retenir UNE? C’est celle là :

Most people are lying when they describe what their life is like. Don’t listen, don’t use what they say as a baseline, don’t get jealous, just nod and then forget it.

S’il n’y avait qu’une règle de vie que je devrais donner, c’est bien celle là. Elle m’accompagne depuis tant d’années. Quand on écoute certains conter leur vie, on se dit bien qu’ils n’ont rien à envier aux scénaristes d’Hollywood. Les superhommes n’existent pas, sauf au cinéma. Mais les grands hommes existent, grands par les valeurs défendues, par la justesse de leurs choix ou retombées de leur action.

Ensuite dans l’article, il y a d’autres règles que je trouve intéressantes :

Talking about what you’re going to do makes you a lot less likely to actually do it. Keep your plans to yourself.

If someone wants to go faster, let them pass.

Eliminate options, concentrate your forces. This means less time is wasted thinking about choices on a daily basis.

Je vous conseille d’aller lire ce billet. C’est instructif, ça fait réfléchir et parfois sourire, comme cette règle :

Get a dog, not a cat. One will make you a better person, the other is just an animal that lives in your house.